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Iboga au Gabon : 4 faits essentiels sur un patrimoine que le pays veut protéger

Par Agnes Horry · Publié le 5 novembre 2026 · 3 min de lecture

En bref : Au Gabon, l'iboga est utilisé depuis des millénaires dans les rites Bwiti, et le pays a revendiqué sa souveraineté sur la plante par un décret signé le 22 mai 2026. Une interdiction provisoire d'exporter a été adoptée le 18 septembre 2026. Pour moi, l'Afrique francophone doit être au centre de ce débat, pas en marge.

Fait n°1 : que représente l'iboga pour le Gabon ?

L'écorce de racine de l'iboga (Tabernanthe iboga) est utilisée depuis des millénaires dans des rites de guérison et d'initiation, selon GabonReview. La tradition Bwiti détient ces savoirs.

Mongabay cite plusieurs traditions, dont le rite Misoko et les cérémonies Mubindu. Ce n'est donc pas une « substance » : c'est une pratique spirituelle et culturelle d'abord.

Fait n°2 : que dit le décret de mai 2026 ?

Le Gabon revendique sa souveraineté sur l'iboga, ses dérivés et les savoirs traditionnels associés, par le décret 0239 signé le 22 mai 2026, d'après Mongabay.

Il exige une autorisation et des accords de partage des bénéfices pour l'usage commercial. Il prévoit un fonds souverain, qui n'était pas encore créé fin septembre. Sa mise en œuvre n'en est qu'à ses débuts.

Fait n°3 : pourquoi l'export est-il interdit ?

Une interdiction d'exporter l'iboga et tous ses dérivés a été adoptée en Conseil des ministres le 18 septembre 2026, avec des sanctions pénales, forestières et douanières. Elle est présentée comme provisoire.

Le Gabon est partie au Protocole de Nagoya, en vigueur depuis 2014. Dès 2019, selon Lucid News, le pays avait déjà interdit les exportations dans l'attente d'une conformité avec ce traité sur le partage équitable des avantages.

Fait n°4 : qui profite du boom de l'ibogaïne ?

L'ibogaïne est un alcaloïde de l'iboga, étudié comme traitement expérimental de l'addiction. Un traitement coûte souvent plusieurs milliers de dollars en clinique, selon Mongabay.

L'association A2E, dans la province d'Ogooué-Ivindo, a vendu 41 kg d'iboga cultivé à une société canadienne. Son président évoque plus de 32 millions de FCFA. Le contrat prévoyait 5 % des revenus de la clinique, et cette part n'avait pas encore été versée. Ces montants ne sont pas vérifiés de façon indépendante.

Pour moi, c'est la question centrale : ceux qui préservent la plante depuis des générations doivent compter parmi les premiers bénéficiaires.

Et la sécurité ?

L'ibogaïne présente des risques cardiaques importants. Trois cas de complications graves, respiratoires et cardiaques, dont un allongement de l'intervalle QT, ont été publiés en 2012 dans le Netherlands Journal of Medicine. Elle ne doit jamais être prise sans suivi médical.

Questions fréquentes

L'iboga est-il légal au Gabon ?

Le pays a adopté un décret de souveraineté en mai 2026 qui impose autorisation et partage des bénéfices pour l'usage commercial. L'usage traditionnel Bwiti existe depuis des millénaires. Vérifiez toujours le texte en vigueur.

Qu'est-ce que l'ibogaïne ?

C'est l'alcaloïde principal de la racine d'iboga, étudié comme traitement expérimental de l'addiction. Elle est classée en Annexe I aux États-Unis.

L'ibogaïne est-elle dangereuse ?

Elle peut provoquer de graves complications cardiaques. Des cas publiés font état d'un allongement de l'intervalle QT. Ne la prenez jamais sans suivi médical.

Sources

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Contenu informatif et éducatif, pas un avis médical. Il n'encourage pas l'usage de substances illégales. Consultez un professionnel de santé qualifié avant toute décision liée à votre santé. Les liens externes mènent vers des sites tiers, publiés sous leur responsabilité.

Agnes Horry
Fondatrice et rédactrice en chef du Microdosage. Autrice de HOW TO START MICRODOSING.